Petite promenade touristique à Romainmôtier…
Des histoires brèves ? Faut croire qu’elles sont interminables tellement elles se répètent… Et parfois même deviennent des sortes de palindromes…
Je vais vous raconter l’histoire des Pas qui longent le Nozon à Contre-courant.
Après s’être abreuvé dans la source Diaz, on s’éloigne des sentiers du Nozon direction le Bourg. On entame la visite avec le centre historique.
L’abbatiale qui s’illumine quand les concerts la remplissent de lumière sonore d’une étonnante résonance… quand des amoureux la choisisse pour y graver leur Amour… et aussi par la présence presque omniprésente de nos Sœurs que l’on respecte et estime… Enfin, par les pas de quelques infidèles touristes qui rythment, en cadence avec les cultes, les journées de Romainmôtier …
Un peu plus loin, au fond de la Cour, Le Prieuré qui ne l’est point. Il s’assombrit en toute gaieté à lors de nombreux crépuscules (que je classerais de publiques) pour proposer aux visiteurs un jeu littéraire à peine macabre. Autour d’un dîner frugal, une histoire se déroule, quelque chose va se passer… et les adeptes attendent jusqu’à avoir l’occasion de découvrir qui est l’assassin. - mais ils savent pertinemment qu’il s’agit d’un intermittent du spectacle et aussi vivant que le faux mort… Bienheureusement.
En sortant de la Cour (miraculeuse-miraculée ou bien pas !), à notre gauche, La Grange de la Dîme. Pour y entrer, il faudra pousser la porte bleu, semi-ouverte par ce temps un peu trop frisquet. On vous invite à sonder paisiblement les belles sculptures séculaires, les restes de monuments funéraires et les images de synthèse qui racontent l’Abbatiale. Mais, pour que votre entendement soit rassasié, tentez la chance et vous trouverez à l’accueil la guide passionnée qui vous éclairera au cours de cette aventure.
Juste en face, on peut observer que quelques flâneurs décident de pénétrer le St Romain. Restaurant & Hôtel, un noble lieu de débauche depuis 1651. Mais voilà que depuis un été, il survient de mariages farfelus et des thés d’enterrement. Bien évidemment, il y a aussi des touristes et des randonneurs affamés et assoifés qui s’y installent momentanément pour reprendre des forces. Les autres? Les clients aux passages réguliers et les habitués ? Pour l’instant, on les suppose inclassables (ce sera pour d’autres histoires drôles)…
Conjecture ou tempêtes telluriques, les visiteurs qui déambulent sur ces terres se font rares et le peu d’échoppes fonctionnelles de ce Bourg languissent…
À chacun de savoir, ou mieux, de venir voir, venir étudier les comportements et les habitudes culinaires, horaires, vestimentaires, dominicales, nocturnes, etc. Cela pourrait donner naissance à une nouvelle forme d’anthropologie.
À essayer donc ! Le tour terminé, tout cela peut paraître folklorique, stupide, mortel… mais si beau, riche et divertissant !
Gardons la Foi !
En arrivant ici, et en un jour, toute personne prête à la découverte peut se réjouir devant une vieille pierre, une belle fleur, une rencontre… Laissez-vous vous émerveillez de cet instant-là !
Pour le reste ? Mais, quel reste ? On ne dira plus rien. Venez ! Voyez ! Mais, ne restez pas ! Au risque de s’y déplaire ou bien pas !…
Le temps fuyant, de toute façon.
Les Palindromes
NOUVEAUX JOURS POUR T’ÉCRIRE DE ROMAINMÔTIER
VUES---PROMENADES
Hiver2011-12
evenements-improbables Contre-jours
Histoires de cuissages ou les privatisations mesquines
Oyéz, oyéz !!! Romainmôtier devient privatisé !
Où se trouvent alors ces parts de bourses ? Si bien cotées ? On se demande même où se trouvent les bourses ?
Amis touristes, que l’on aime certainement parce que vous êtes de passage, attention où vous parquez vos belles carrosses !!!
Suite à quelques observations, puis constats statistiques, on veut vous prévenir d’un danger : les hormones communales.
Cela se passe de la manière suivante : vous arrivez et
cherchez une place de parking ; un espace qu’y ressemble se présente et vous faites fièrement votre créneau. Tout va bien ! Vous êtes toujours émerveillés par ces lieux fleuris. Vous
consommez, ou pas, un plat du jour, un breuvage, un souvenir (plus au moins d’ici) ou tout autre plaisir payant. Bref, vous contribuez à l’économie du bourg et, sans vous rendre compte peut-être,
vous faites partie des figurants d’une scène de film expérimental, parfois ennuyeux puisque très engourdi…
Enfin, presque satisfaits, vous, nos amis de passage, allez reprendre votre carrosse et, comme par magie, vous trouverez une amende ou une réprimande prémonitoire gravée sur un papier ordinaire et quelques fois mal-orthographiée.
Seriez-vous fâchés ? Surpris, alors ? Vous sentez-vous bien accueillis ?
Quoi qu’il en soit, il est toujours désagréable qu’on nous oblige à devenir contribuable par atavisme.
Je ne suis qu’un anonyme comme toute personne de passage qui ose s’arrêter… ou décide d’y rester pour quelques mois ou années (cela dépend de la résistance
métaphysique de chacun). Et la même question se pose : où placer sa carrosse ? Nulle part… aurait été la solution la plus vraisemblable. Les places disponibles se métamorphosent… d’un
jour à l’autre, elles deviennent privées. Miracle de la vie… sédentaire ? Faudrait-il bien s’informer des événements populeux ? Calculer l’heure d’arrivée au bourg ? Ou se
renseigner des cadastres ? Ou accepter avec résignation de se parquer là-haut vers où, selon les festivités, la jeunesse-verte-fluo nous reconduise ? Il est vrai que de traverser le
bourg à pied est toujours sympathique et que de marcher est bon pour la santé… cela va de soi.
Le fait est que, où que vous vous stationniez, attendez-vous à avoir un texte, écrit à la main ou à l’aide de Word, qui vous fera prendre conscience que vous n’êtes pas, malgré tout, chez-vous. Ou une demande sournoise pour contribuer aux caisses de la commune.
Soyez donc avertis ! Le régisseur lui-même, par ennui ou par « minabilité », prendra en photo votre carrosse si la lumière de fin de journée s’y
prête.
C’est bien vrai que ce texte ne pourrait que vous retenir…ou bien pas (comme on dit par ici)… mais, si vous osez venir et vous arrêter, comptez sur moi pour vous souhaiter la Très-Bienvenue sur ces contrées.
S’il y a quelques lois ajustées qui créent un droit de parcage, comme celles du droit de passage, elles sont à revoir… quoi qu’il en soit, et je peux vous le garantir, la pudeur et la virilité sont telles qu’ici il n’aura jamais de droit de cuissage !
BàV
La palindrome vivante













